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Discours Inauguration College Mont Des Accords President 30 août 2019

inaugurationcollege30082019Madame la Préfète déléguée auprès du représentant de l’Etat dans les Collectivités de Saint-Martin et St Barthélemy,
Madame la Députée de Saint-Martin et Saint-Barthélemy,
Monsieur le Sénateur de Saint-Martin,
Mesdames et messieurs les vice-présidents et les élus de la collectivité,
Monsieur le Recteur de l’Académie de Guadeloupe,
Monsieur le Chef de l’Education, Directeur académique adjoint des services de l’Education,
Monsieur l’inspecteur de l’Education nationale,
Madame la Principale et ses équipes,
Mesdames et messieurs les chefs d’établissement,
Mesdames et messieurs les enseignants et personnels de l’établissement,

Chers amis,
Permettez-moi en préambule de vous souhaiter à tous la bienvenue et de remercier madame la Principale, Suzelle KARAM, pour son accueil chaleureux.
Je salue également les enseignants et les personnels de l’établissement, qui font leur rentrée ce matin. Je vous souhaite toute la réussie possible dans vos missions respectives.
C’est un honneur de vous avoir à mes côtés, pour inaugurer - ensemble - le collège Mont des Accords entièrement rénové.
Je parle d’inauguration, car le travail qui a été réalisé ici est un travail considérable : près de 4 millions d’euros investis, pour une réhabilitation complète de l’établissement.
Ma vice-présidente Annick PETRUS est à mes côtés et nous sommes très satisfaits du travail qui a été réalisé ici par les entreprises prestataires, par les personnels de la Collectivité qui ont suivi ces chantiers de reconstruction et qui ont fait en sorte que notre institution territoriale puisse répondre du mieux possible aux attentes des utilisateurs.
Je parle de ce collège mais aussi des autres établissements du 1er et du 2nd degrés, qui ont fait l’objet d’importants travaux de rénovation depuis le passage de l’ouragan IRMA.
Pourtant, croyez-moi ! Lorsque le 6 septembre 2017, j’ai fait le tour, avec mes équipes, des infrastructures publiques et des 21 établissements scolaires de Saint-Martin, je peux vous dire que la situation était catastrophique et que je me suis demandé à plusieurs reprises par où commencer la reconstruction, face au chaos indescriptible laissé par IRMA.
Cet ouragan hors normes nous a permis de nous surpasser, mais aussi de tirer des leçons formatrices. Nous avons réalisé très rapidement que la reconstruction est un processus semé d’embuches, long et fastidieux.
Rien ne sert de s’agiter inutilement ou de crier au loup, il faut agir avec discernement, patience et pragmatisme.
C’est la méthode que nous avons appliquée face aux difficultés qui se sont présentées, et nous avons aujourd’hui des résultats concrets et rassurants.
Nos écoles ont subi les foudres d’IRMA, elles ont été tellement endommagées qu’il aura fallu deux ans pour les reconstruire !
Je rappelle que nous en avons perdu 3 au passage, puisque l’école primaire et le collège de Cul de Sac, ainsi que l’école Nina Duverly de Marigot ont été détruites.
Bien sûr, nous avons dû faire face à des dysfonctionnements, des retards, des contretemps… tout n’a pas été parfait, loin de là… mais nous avons mis notre cœur à l’ouvrage car la reconstruction des écoles a toujours été l’une de nos plus grandes priorités.
Je veux sincèrement saluer ce matin l’équipe en charge de la reconstruction des établissements scolaires au sein de la Collectivité, monsieur Romain Perreau et ses équipes, sous l’égide de mon vice-président Steven PATRICK, monsieur Jean-Sébastien ROCA, de l’Agence Française du Développement, qui par son expertise nous a apporté une aide précieuse au regard de l’ampleur des travaux.
Je pense également à monsieur Christian Climent-Pons, en charge de la reconstruction pour l’Education Nationale, qui nous accompagne avec dévouement, avec le soutien de Monsieur le Recteur et ses services.
Et puis bien sûr ma vice-présidente Annick PETRUS qui n’a pas ménagé sa peine avec ses services pour faire avancer les chantiers de nos écoles.
Je mesure chaque jour l’ampleur de la tâche et la patience dont ont fait preuve le corps éducatif, les élèves et leurs parents.
Nous arrivons au bout d’une longue ligne droite, même s’il reste encore des finitions et des petits travaux à terminer.
Ils seront finalisés pour le retour des vacances de la Toussaint.
J’entends dire ça et là que de gros travaux seraient toujours en cours, notamment au Lycée polyvalent et à la Cité scolaire… Je rappelle que les gros travaux sont terminés et que les établissements seront nettoyés et rendus opérationnels avant la rentrée. Ce qui reste à faire ne mérite pas que certains tentent de faire naître des polémiques inutiles.
Oui, des travaux de finitions sont programmés dans ces deux établissements jusqu’aux vacances de la Toussaint, mais ils ne pénaliseront les élèves dans leur apprentissage.
Je crois sincèrement que le travail qui a été réalisé, pendant les grandes vacances, a été considérables. Près de 7 millions d’euros d’investissements réalisés par la Collectivité, entre le mois de juin et la fin août. Puisque je le rappelle, nous avons eu l’autorisation de fermer les établissements concernés, le 8 juin, pour démarrer les chantiers.
Pour faire un point rapide sur les travaux dans l’ensemble des établissements, je tiens à mentionner ici que les travaux conservatoires réalisés par les Services Techniques de la Collectivité ont permis aux écoles du premier degré de fonctionner de façon satisfaisante dès la rentrée de septembre 2018.

La remise en service de certains établissements du 2nd degré, plus sévèrement atteints par Irma, a nécessité des interventions plus lourdes et qui ont demandé l’intervention de bureaux d’études et d’entreprises qualifiées.

La première phase de travaux a été réalisée au cours de l’année scolaire 2018 / 2019, notamment pendant les périodes de congés scolaires car la sécurité des élèves devait être assurée.

La deuxième phase de travaux s’achève à la fin de ce mois d’août ce qui mettra un clap de fin à la réhabilitation de nos établissements scolaires.

La collectivité a engagé 14,3 millions d’euros dans la deuxième phase de travaux : 2,4 millions pour la réparation des établissements du 1er degré et 11,9 millions pour les établissements du 2nd degré.

Pour revenir au Collège Mont des Accords où j’ai moi-même suivi une partie de ma scolarité – c’est vous dire mon attachement à ces lieux – il fête cette année ses 40 ans !

Il méritait donc - outre les affres provoquées par IRMA - une véritable remise à neuf.

Mes équipes pourront en attester et vous pourrez le constater par vous-mêmes : tout a été refait :

- L’ensemble des toitures et des descentes pluviales
- Un réseau électrique remis aux normes
- Un ravalement complet des façades
- Un établissement entièrement repeint et modernisé

Monsieur le Recteur, je crois que nos collégiens du Mont des Accords, vont pouvoir étudier dans de bonnes conditions et ils le méritent ! Ce qui m’apporte entière satisfaction.
Madame la Principale, chers enseignants,
Vous allez goûter le plaisir d’exercer dans des locaux entièrement remis à neuf. Vous méritez également de pouvoir travailler dans des conditions optimales. Je compte aussi sur vous pour transmettre aux élèves les consignes de respect de ces lieux rénovés.
Le respect vis à vis de celles et ceux qui ont travaillé pour aboutir à ce résultat : je pense aux personnels de la Collectivité, aux architectes et entreprises partenaires, mais aussi au Rectorat, à la direction et aux personnels de l’établissement, qui ont mis du cœur à l’ouvrage pour préparer la rentrée des classes et s’assurer des bonnes conditions de travail des élèves.
Chers amis,
Le Collège Mont des Accords fête aujourd’hui le premier jour de sa nouvelle vie. Nous tournons - à quelques jours de la date anniversaire du 6 septembre - une page difficile imposée par l’ouragan IRMA.
Le plus dur est derrière nous, l’objectif désormais est de travailler main dans la main au service de la réussite de nos élèves et je sais que toutes les personnes qui se trouvent dans ce hall Nestor DURUO nourrissent les mêmes espoirs pour notre jeunesse Saint-Martinoise.
Longue vie au collège Mont des Accords.
Je vous remercie.

 


Discours du Président de Saint-Martin Lancement du PPRN.

Madame la Députée,
Mesdames et Messieurs les vice-présidents,
Mesdames et messieurs les conseillers territoriaux,
Monsieur le Président du CESC (ou son représentant),
Madame la Présidente de la CCISM
Madame la Présidente de la FTPE
Mesdames, Messieurs les membres du Comité de Pilotage, tous en vos grades et qualités.

 

Le 6 septembre 2017, nous avons, ensemble, traversé un cataclysme.
Pour nous, nos familles, nos amis, nos entreprises, notre île entière.
Une catastrophe baptisée IRMA.
Un cyclone d’une puissance telle qu’aucune échelle existante ne la répertorie.

Nous y avons survécu.

Nous avons pansé les plaies les plus béantes, avec l’aide sincère de certains, le secours calculé d’autres…

Et si deux ans après, les cicatrices sont bien présentes, nous nous relevons, la tête haute.
Nous apprenons à marcher sans les béquilles promises, et jamais livrées…
Et notre expérience nous enseigne aussi à contourner les obstacles qui sont placés sur notre route, qui nous lestent et nous ralentissent.

J’arrêterai là ma tentative de métaphore. Je suis certain que nous nous sommes tous compris.

Mon équipe et moi-même vous avons invité aujourd’hui au lancement d’une concertation locale, qui vise à l’élaboration d’un contre-projet du Plan de Prévention des risques majeurs, le PPRN, présenté par l’État.

Nous sommes réunis ce matin pour installer le comité de pilotage de cette concertation.
Certains diront qu’elle est tardive mais je rappelle que nous devions connaître le projet de l’État pour pouvoir l’amender.

Vous avez accepté de venir siéger à cette instance qui a toute son importance.
Son fonctionnement vous sera présenté dans quelques instants.

Ce COPIL encadrera des groupes de travail thématiques ouverts à toute personne désireuse de faire entendre sa voix pour avancer rigoureusement et de manière collégiale sur ce dossier qui cristallise nos inquiétudes pour demain.

Et quand je parle d’inquiétude, croyez-moi, ce n’est pas un vain mot.

Le 17 juillet dernier, dans cette même salle des délibérations du Conseil territorial de Saint-Martin, les élus de la majorité et de la minorité, les membres du CESC, tous appuyés par les voix des Saint-Martinois, des entreprises, des associations de tout ordre et de tous les quartiers, a fait entendre leur voix :

Non à la précipitation !

Oui à une concertation qui donnent le temps nécessaire à la prise de décisions qui impactent le quotidien des habitants de ce pays.

Nous avons affirmé notre position :

La règlementation doit impérativement prendre en compte la vision politique du territoire.
Elle doit aussi tenir compte du point de vue des Saint-Martinois qui vivent à Saint-Martin et ont appris à appréhender des catastrophes naturelles.

La voix des habitants doit être entendue, car nous pouvons, contribuer, avec bon sens, à l’élaboration de ce nouveau PPRN.

Voilà pourquoi nous avons demandé du temps supplémentaire pour son élaboration et pour une grande concertation.

Car nous sommes tous d’accord :
La concertation organisée par l’État a été insuffisante !
Un leurre, disent certains.

C’est une demande que nous avons formulée au ministère de l’outre-mer :
à ce jour, pas de réponse, si ce n’est l’envoi, au lendemain de notre Conseil territorial, d’un communiqué de presse annonçant la poursuite du processus, dans un déni flagrant de notre volonté de dialogue.

Demandes répétées faites au cours des mois à la préfecture : la réponse a été claire avec l’annonce pure et simple, par voie de presse le 6 août 2019, de la mise en application anticipée du PPRN…

en pleine saison cyclonique,

avec tout ce qu’implique cette application du PPRN anticipé en termes de construction, mais aussi, et surtout d’assurances.

Car la compréhension de ce point,
qui sera, j’en suis sûr, débattu au cours de nos travaux en Comité technique notamment,
et je remercie la présence ici de Monsieur Bizet des assurances Allianz,

est essentiel dans nos choix d’habiter.

C’est ensemble que nous devons travailler sur ces sujets qui nous concernent tous, et cette unité dans l’adversité va conditionner la réussite de Saint-Martin.

Pour cela je vous remercie à nouveau d’avoir tous ici répondu présents à notre invitation.

Nous comptons sur vos compétences et expériences du terrain, et sur votre sens du pays, comme le disait le philosophe Guadeloupéen Cyril Serva.
Car, Saint-Martinois nés ou Saint-Martinois d’adoption, ce qui nous rassemble est bien notre amour du pays Saint-Martin et notre volonté partagée de le voir se développer, s’élever socialement et économiquement.

Loin de toute volonté de donner des effluves partisans à ce travail que nous entamons, je voudrais rappeler que mon équipe et moi-même avons été élus selon un programme, une pensée qui a convaincu une large majorité des électeurs.

Deux ans après, nous entendons lui redonner tout son sens en œuvrant à une reconstruction responsable et ancrée dans les enjeux que notre territoire, petit et vulnérable, devra solutionner pour exister dans les décennies à venir.

Et le traitement urbain de notre littoral en est un.

Pour cela, le Saint-Martin de demain se construit aujourd’hui, dans une attitude partenariale et non autoritaire.

Nous ne saurons accepter de subir ce ballotement au gré des décisions politiques et administratives hors-sol.

Penser Saint-Martin ne relèvera pas de jugements tout faits, ni de stéréotypes méprisants.

Penser Saint-Martin ensemble, c’est d’abord s’accorder sur une certaine ethique, une considération, un respect de sa société, sa culture, ses traditions, ses intelligences et ses ambitions.

En application du code de l’environnement, l’avis de notre assemblée sur l’application anticipée du PPRN, mis à jour suite à Irma, a été sollicité, mais pas pris en compte.

C’est pourtant bien là, un sujet pour le moins crucial,
- pour le devenir de Saint-Martin,
- pour l’avenir de nos quartiers
- et pour le devenir de notre développement économique.

Pour rappel, le PPRN est un outil réglementaire qui s’impose aux normes de constructibilité applicables sur notre territoire.

Suite au passage d’Irma, l’État a décidé de sa mise à jour, au titre de SA compétence environnement.

C’est ainsi qu’en mars 2019, un arrêté préfectoral est venu prescrire la révision du PPRN dans l’objectif affiché de l’appliquer par anticipation à la fin juin de la même année, soit 3 mois plus tard…

La mise en application définitive est fixée à la fin de l’année 2019, après une phase d’enquête publique obligatoire qui, de ce que je sais, débutera au mois de septembre.
Dans un contexte difficile de reconstruction,
le projet rejeté par l’assemblée territoriale,
et tout de même mis en application, soulève bien des questions et des inquiétudes.

Tout d’abord, sur la forme :

L’élaboration d’un nouveau PPRN, dont les conséquences sont majeures pour notre territoire, en 4 mois n’est pas acceptable.
À Saint-Martin, plus qu’ailleurs, la compréhension des habitants est un prérequis à l’acceptation de règles.

 

Depuis 2 ans, les saint-martinois vivent au rythme des conséquences du passage d’un des cyclones les plus puissants de l’Histoire.

Depuis 2 ans, les saint-martinois voient s’imposer un cadre réglementaire et juridique, nécessaire j’en conviens, mais étonnamment soudain,
après des années d’abandon.

Depuis 2 ans, les saint-martinois redoutent les conséquences des mesures prises dans le cadre de cette mise à jour attendue du PPRN.

…Et malgré tout, il n’a été donné aux Saint-Martinois que quelques semaines pour appréhender et comprendre les enjeux à venir sur leur cadre de vie, celui de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

Plus qu’une procédure réglementaire,
il s’agit de nos vies,
il s’agit de notre histoire
et de notre avenir.

Sur le fond ensuite et voilà bien les domaines sur lesquels notre concertation pourra porter :

Premièrement, l’identification des hauteurs constatées ayant servi à l’élaboration du zonage pose question.

En effet, à la différence de l’hexagone, de la Guadeloupe ou de la Martinique,
la connaissance scientifique de notre territoire est faible, ce qui laisse craindre une grande imprécision quant à la définition des hauteurs d’eau constatées.

Nous pouvons en effet nous interroger quant à la précision des mesures réalisées à partir des laisses de mer, relevées plus d’1 mois après le passage du cyclone, et quant à la connaissance précise de la topographie, de l’altitude ou de la bathymétrie, c’est-à-dire de la profondeur de nos baies.

Les méthodes employées et la connaissance de ces données scientifiques sont essentielles pour s’assurer de la précision du zonage et donc de l’impact du nouveau règlement sur nos habitations et nos entreprises.

Le règlement proposé impacte également fortement le devenir de quartiers résidentiels, notamment Quartier d’Orléans.

Les délais d’exécution des mesures de prévention nécessitent un accompagnement et davantage de réponses face aux inquiétudes légitimes de la population.

En effet, les dispositions générales du présent rapport précisent, je cite :
« pour les biens et activités implantées antérieurement à la publication de l’acte approuvant ce plan, le propriétaire ou l’exploitant dispose d’un délai de cinq ans pour réaliser les mesures de prévention prévues par le présent règlement ».

Se pose alors la question des moyens :

- moyens financiers pour les particuliers,
- moyens techniques et juridiques pour la construction de nouvelles zones d’habitations pour les pouvoirs publics,
- faisabilité d’une mise en application des règles, même les plus drastiques, dans des quartiers historiques bénéficiant d’une empreinte culturelle forte.

Enfin,
l’impact du PPRN sur les zones de développement économique est considérable.

Nous ne le rappellerons jamais assez :
80% de notre économie est tournée vers le tourisme.

Les emplois et les richesses de ce territoire ne se trouvent pas dans les collines mais bien sur le littoral.
Toute la réserve foncière sur nos côtes, à l’exception du site d’Happy Bay, pouvant potentiellement accueillir des hôtels ou de la restauration se trouve frappée d’inconstructibilité,
sans parler des conséquences majeures sur les polices d’assurance des établissements déjà présents.

Je note que l’État semble laisser une porte entre-ouverte, quant à la construction ou reconstruction de structures d’hébergement «qui pourront être étudiée au cas par cas » d’ici le mois de décembre.

Or,
et j’ai pu en faire l’expérience,
la mise en application anticipée du nouveau règlement tend à affoler les investisseurs, locaux ou étrangers,
et à les amener vouloir renoncer à tout projet à Saint-Martin.

Et je parle ici d’investissements de tout ordre.
Car la seule vente de maison ou de terrain en zone classée dorénavant comme dangereuse devient sensible, quand elle n’est pas impossible.

Et, si là encore, le calendrier très serré, tel qu’imposé, rend quasiment impossible la nécessaire réflexion des architectes, investisseurs ou propriétaires d’hôtel,
nous ne pouvons que regretter l’absence d’une véritable adaptation de la réglementation nationale pour les activités économiques sur un territoire de 53 km²,
évoluant dans un contexte économique régional ultra-concurrentiel.

En tant que Président de la Collectivité de Saint-Martin,
je suis conscient de ma responsabilité, de NOTRE responsabilité,
pour la sécurité de nos concitoyens.

Le premier objectif du PPRN, je le rappelle, est la protection des personnes.

Sans attendre ces prescriptions, nous avons équipés trois abris cycloniques et nous continuerons dans cette voie.
Avant l’arrivée de la tempête Dorian, j’ai personnellement tenu à vérifier leur opérabilité.

Ici, il ne s’agit pas de débats réglementaires en chambre, mais bien du rôle d’élus responsables de préparer concrètement la mise en sécurité de nos compatriotes.
Dans ce domaine, nous aurons à réfléchir collectivement à l’amélioration de nos dispositifs. J’ai bien sûr déjà quelques propositions à ce sujet.

Nous avions d’ailleurs demandé une aide urgente à l’État, par le biais de ses représentants, pour le financement de trois nouveaux abris d’une capacité globale de 3000 personnes…
Nous attendons toujours une réponse.

Toutefois, la nécessaire protection des habitants ne doit pas être le prétexte à la précipitation de l’élaboration de ce règlement et à la contradiction totale des règles vis-à-vis des réalités de notre territoire, au risque de le mener à sa perte.

Par conséquent, chers membres du comité de pilotage,
je vous invite,

je NOUS invite à travailler dans un temps assez contraint,
afin que soit portée à l’attention des sachants en charge de la finalisation du PPRN, tous les apports pertinents :
informations, études, réflexions, témoignages, attestations…
nous permettant de faire de cette révision du PPRN un document, certes pas idéal, mais plus proche de notre réalité.

Par ailleurs, je vous réaffirme que j’utiliserai tous les moyens juridiques pour faire entendre la voix du bon sens :
Recours gracieux, hiérarchique, contentieux contre l’arrêté d’anticipation, la procédure de révision utilisée ou le PPRN définitif : toutes les options sont étudiées et seront utilisées sans hésitation si nous ne sommes pas entendus.

De même, j’ai demandé à des experts d’étudier la possibilité pour notre collectivité de prendre la compétence environnement.

Car, comme dans d’autres collectivités d’outre-mer régies par l’article 74,
nous sommes plus à même collectivement, en pleine responsabilité,
à déterminer ce qui est bon pour nous,
Saint-Martinoises et Saint-Martinois.

Je vais maintenant demander à mes techniciens de vous présenter notre projet d’organisation de la concertation et de reprendre les points clés relatifs au document du PPRN.

 

Merci de votre attention.

 

PPRN ELEMENTS DE CONTEXTE.

Après le Conseil territorial du 17 juillet 2019, lors duquel les conseillers territoriaux ont donné à l’unanimité un avis négatif sur le PPRN anticipé proposé par l’Etat, le président Daniel Gibbs et son équipe ont décidé de lancer une consultation alternative à celle de l’Etat, pour que la Collectivité, ses élus, et les habitants de Saint-Martin puissent s’exprimer et contribuer pleinement à l’élaboration du PPRN. Cette consultation prend la forme d’un comité de pilotage COPIL réunissant les institutionnels et socioprofessionnels, et de quatre comités techniques COTECH ouverts au public, sur des thématiques prédéfinies.

Ce travail est une réponse à l’Etat face à sa décision d’appliquer le PPRN anticipé malgré le rejet unanime du document par les élus du territoire, le 17 juillet dernier, et le rejet général exprimé par la population.

Dans cette instance de travail et d’arbitrage, le Président a convié autour de la table les institutionnels et les forces vives de Saint-Martin :

- Ses quatre vice-présidents,
- Les Parlementaires (députée et sénateur)
- Les institutions et les infrastructures locales : CESC – CESE – Office de Tourisme – les directeurs du Port et de l’Aéroport
- Les organisations patronales et professionnelles : CCISM – FTPE - FIPCOM – AHSM - FERCOM – le CAUE et les architectes – Le principal syndic de copropriétés - l’association du BTP – Le représentant des assurances Allianz
- Notre société d’économie mixte la SEMSAMAR
- Ainsi qu’un spécialiste des risques naturels de l’Université Antilles-Guyane

 

Soit une assemblée d’une vingtaine de personnes dont les noms et les titres vous seront transmis dans le dossier de presse qui vous sera envoyé tout à l’heure.

Le COPIL se réunira une nouvelle fois le 20 septembre et le 18 octobre prochains. Il a vocation à encadrer les comités techniques thématiques, qui débuteront, à partir du mardi 10 septembre, et qui seront ouverts à toutes les personnes désireuses de partager leur expérience et apporter leur contribution. fL’objectif est de constituer un dossier technique qui sera force de propositions auprès de l’Etat pour l’élaboration finale du PPRN.
Les COTECH seront déclinés en quatre thématiques :

- L’aménagement du territoire et le développement économique
- La cohésion sociale et le cadre de vie
- La valorisation du patrimoine, de la Culture et du sport
- La protection et la valorisation du patrimoine naturel : la terre et la mer.

Les travaux, les réflexions et les témoignages qui seront recueillis au sein des COTECH seront transmis aux membres du comité de pilotage qui analyseront les données, feront les arbitrages nécessaires pour constituer notre dossier.
La restitution publique des travaux des comités sera réalisée le 18 octobre prochain.
Une fois le dossier finalisé, il sera proposé à la validation du Conseil territorial, avec la volonté qu’il soit ensuite indexé, mi-novembre, au document final de l’Etat, dans le cadre de l’enquête publique sur la mise en œuvre règlementaire du PPRN.
Le président compte sur les compétences et les expériences du terrain des membres du COPIL, mais aussi des participants aux quatre COTECH, pour apporter une contribution qui prendra en compte l’avenir de nos quartiers, des habitants et de notre développement économique.
Le premier COPIL a débuté par le discours du président suivi d’une présentation de la démarche de la collectivité et d’une présentation du PPRN anticipé, tel que produit par l’Etat. Une intervention du représentant des assurances Allianz et une intervention du représentant du CAUE, le Conseil d’Architecture de l’Urbanisme et de l’Environnement, ont également été programmées.
Le Président rendra compte régulièrement des avancées et des travaux réalisés par le COPIL et les COTECH.

SNSM de Saint Martin du 18 Aout 2019

Suite à un nouvel appel du CROSS des Antilles-Guyane, le dimanche soir 18 août à 19h07, concernant le tir d'une fusée de détresse signalé dans la Baie de Marigot, un équipage de bénévoles de la station SNSM de sauvetage en mer de Saint-Martin a pris la mer et a sillonné en vain les baies de Marigot et de la Baie Nettlé pendant une heure à la recherche d'un bateau en détresse.
Après plusieurs contacts avec des plaisanciers au mouillage, qui n'avaient rien vu d'anormal, nos équipiers et le CROSS-AG ont convenu qu'il s'agissait encore d'une fausse alerte.

La SNSM rappelle donc une énième fois que les feux à main ou fusées rouges doivent être utilisés UNIQUEMENT EN CAS DE DETRESSE REELLE.
Si vous faites partir une fusée “accidentellement” ou "par erreur", ayez au moins le réflexe et la décence de prévenir immédiatement le CROSS AG ou la Gendarmerie locale ou notre coordinateur d'urgence SNSM au 06 90 76 75 00, pour signaler qu’il n’y a pas de détresse, afin d'éviter de mobiliser inutilement des moyens de secours et d'être poursuivi en justice.
En effet, il convient de rappeler que, conformément à l'art. 322-14 du Code Pénal, le fait de provoquer inutilement le déploiement de moyens de secours humains et matériels, peut valoir à son auteur jusqu’à 30 000 € d’amende et deux ans emprisonnement.
Nous déposerons désormais systématiquement plainte auprès de la Gendarmerie en cas d'engagement de notre station de sauvetage en mer, suite à une fausse alerte.

Lettre Ouverte

oysterpond20082019Bonjour,

Nous voudrons attirer votre attention encore une fois sur les "Vendeurs OPC, agents de time share / vente immobiliers en temps partagé, qui sont de nouveau opérationnels à Oyster Pond depuis plusieurs semaines.

Nous avions envoyés une lettre à ce sujet à Madame la Préfète Anne Laubies le 29 Novembre 2016 avec la Police Territoriale et la Gendarmerie Nationale en copie, ainsi que la presse locale.

Ces vendeurs de Time Share proposent des billets de loterie qui sont toujours « gagnants » afin d'attirer leurs futurs clients vers des hôtels time share du coté Hollandais.
Cette pratique est formellement interdite par la loi, d’autant plus qu'ils occupent le domaine public et/ou privé sans aucune autorisation préalable des autorités.
Ils font du « camping » sur un parking privé, devant les portes et entrées de maisons privés, et ils occupent avec leurs véhicules les places de stationnement de locataires et propriétaires de ces résidences et maisons privées.
Ils arrêtent continuellement les touristes et visiteurs qui passent par là en voiture (et ceci dans les deux sens de la circulation) sur la Route Nationale / Avenue du Lagon, juste avant la frontière Franco-Hollandaise; mais en partie Française à Oyster Pond.
Il en résultent des embouteillages et des situations rocambolesques puis surtout dangereuses pour les autres conducteurs car ils bloquent la circulation et les résidents doivent passer sur le bas-coté afin de pouvoir passer...

Même si les maisons en face sont actuellement toutes en reconstruction et que du coup le bruit que font ces “vendeurs ambulants non-licencies” n’est pas la plainte principale car il y a aussi les bruits engendrés par la construction, il ne faut absolument pas qu'ils restent à cet endroit vu le gêne qu’ils causent pour la circulation; puis il sera d’autant plus difficile de les faire bouger de là quand la reconstruction sera terminée puisqu’ils auront pris “l’habitude” de se poster là.
Après les plaintes en 2016 et les articles dans la presse puis l’intervention répétitive des Gendarmes avant l'ouragan Irma; ils avaient déménagés en direction de Coralita sur la pointe ou il y a le « viewpoint ».
Là ils continuaient leur pratiques illégales; mais au moins ils n’étaient pas dans une zone résidentielle et les gens s’arrêtaient sur le terrain vague en bord de route donc ils ne gênaient personne.

Nous vous seront très reconnaissants si vous pouvez demander à vos services de faire le nécessaire en expliquant à (voir même en verbalisant comme avant) ces Vendeurs de Time Share que leur pratiques ne sont pas légales côté Français et qu’ils ne peuvent pas se poser à cet endroit.

Il y a quelques semaines un article a été publié dans le journal du Côté Hollandais; le DAILY HERALD; dans lequel le Président de l’association de Time Share s’est plaint de la façon illégale de vendre du Time Share en bord de route du Côté Hollandais; du coup ces vendeurs ce sont déplacés vers la partie Française car là on ne leur dit rien; alors que c’est tout aussi illegal du cote Français!

Il faut donc absolument que les autorités Françaises réagissent aussi immédiatement pour les empêcher de s’installer sur les abords de nos routes!

Les habitants d’ Oyster Pond/ Avenue du Lagon.
Merci

Copies: Police Nationale, Gendarmerie, Prefecture, Press

 

 Jan Roosens

 

 

 

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